Nicolas Marmet (1590-1675) 

Pasteur au Ban de la Roche de 1611 à 1675

D'après la généalogie établie par Jacques Malaisé, Nicolas  serait né en 1590 à Glay (Pays de Montbéliard), fils de Claude Marmet pasteur à Glay - marié à Montbéliard en novembre 1597 avec Sarah Grimould (AM Montbéliard) -. Il décède le 16 octobre 1675 au Ban de la Roche.

Dans wikipédia il est dit que «  Marmet achève ses études de théologie à l’université de Tübingen, duché de Wurtemberg, et où il est immatriculé encore en 1610. Selon ses propres indications, il est nommé pasteur dès 1611 à la paroisse de Rothau au Ban de la Roche .Il est prié d’assister et d’intervenir de 1620 à 1622 en sa qualité de pasteur lors des procédures criminelles intentées par la haute justice contre plus de 50 villageois soupçonnés de crime de sorcellerie.... il quitte sa paroisse l’année suivante pour Desandans, puis pour Clairegoutte au comté de Montbéliard où il semble y demeurer jusques qu'en 1626, date à laquelle il est de retour au Ban de la Roche. »


Un Nicolaus Mermet a été répertorié par le pasteur John Vienot dans le le livre d'immatriculation au Collége des Montbéliards à Tubingue (Wurtemberg) .

Nicolaus Mermet Montbelg. ; Ingressus, 25 Augusti 1611; Egressu , 29 Septembris 1617.

Nicolas Mermet Montbelgard entre au collège de Tubingen le 25/08/1611 et en sort le 29/091617.

 

 

 

Le pasteur Marmet lui-même a-t-il été suspect de sorcellerie ?

Extrait de  : Les écrits virtuels de Monique-Marie FRANÇOIS.

 

« Il y en aurait éventuellement un tout petit indice, oh ! presque rien, juste une histoire que l'on s'est raconté de bouche à oreille jusqu'à aujourd'hui.

D'abord, il faut souligner combien c'est important, quand on est pasteur, de savoir quel jour de la semaine on est. Cela évite, par exemple, de faire le culte le samedi au lieu du Dimanche.

 

Cela peut paraître simple d'éviter cette erreur très ennuyeuse, et c'est vrai que c'est simple pour nous les modernes. Aujourd'hui, un calendrier, cela ne coûte presque rien. Mais la fois-là, c'était un vrai produit de luxe. Est-ce que tu t'imagines, cher lecteur, tous les calculs qu'il y a sous un simple calendrier ? Il faut mobiliser beaucoup de savants pour en faire un chaque année, et les savants, leur travail coûte cher, bien plus cher que ce que peut payer un petit pasteur de campagne.

 

Donc le pasteur Marmet, comme beaucoup de ses collègues, calcule le temps avec les moyens du bord.

 

Juste là, tout est normal, et il n'y aurait rien à redire si la tradition orale avait gardé, comme elle aurait pu le faire, de Marmet, l'anecdote d'un pasteur qui dessine, chaque jour, un bâtonnet sur un vieux bout de papier et qui programme le service divin pour le jour où il a sept bâtonnets.

 

Mais le pasteur Marmet avait une façon très spéciale de compter jusqu'à sept.

 

Il paraît qu'il avait sept balais de sept couleurs différentes. Il en utilisait un par jour pour balayer le presbytère , puis il le rangeait et, le lendemain, il utilisait un autre balai.

 

Et le balai, je te le rappelle, c'est le moyen de transport préféré des sorcières.

 

Lui attribuer autant de balais, c'était peut-être une façon de sous-entendre qu'il était peut être un peu sorcier.

 

Cela n'aurait rien eu d'étonnant dans le contexte de l'époque. On passait très vite des rangs des accusateurs à ceux des accusés. Le mécanisme des procès de sorcellerie avait échappé à tout contrôle. L'autorité ne le maîtrisait plus. C'est d'ailleurs pour cela que, vers les années 1630, elle a donné un grand coup de frein en matière de procès de sorcellerie. Le mot d'ordre était maintenant à la prudence. Il faut dire que la machine infernale avait fini par tourner toute seule et faisait n'importe quoi : par exemple, chez nos voisins catholiques de Molsheim, le collège des Jésuites s'est trouvé en plein dans l'œil du cyclone ; de dénonciation en dénonciation, il s'est trouvé pratiquement vidé de ses élèves. Alors que c'était la forteresse intellectuelle de la Contre-Réforme ! L'Église catholique s'était saignée aux quatre veines pour le mettre en place, et voilà qu'on lui brûlait tous ses élèves ! »